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GRANDIR  ce n'est pas  QUE  pour les enfants !

Observons nos enfants prendre des centimètres et profitons-en pour prendre de la hauteur !

La marelle parentale

                             Vous en êtes où ?

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                                                            S'aimer : l'autre est un autre

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Si les bébés ont un moteur inné qui les poussent à grandir, ils ne naissent pas en sécurité. C'est un processus. Offrez à votre enfant un attachement sans condition (le toucher, le porter, le regarder, lui parler...). Remplissez aussi souvent que nécessaire son réservoir affectif, son besoin d'attention et de relation. Ajustez-vous à ses besoins, offrez-lui de la continuité dans l'attitude et les soins, cela lui donne cet indispensable sentiment continu d'exister.

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L'enfant qui vient au monde existe d'abord en tant que "Tu" avant de s'inscrire dans un "Je".

Il existe pour quelqu'un qui lui accorde son attention et va prendre soin de lui.

Etre digne d'intérêt c'est bon pour la confiance en soi !

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Respectez SON rythme (ne le comparez pas aux autres, il est unique!).

Ainsi... Ne mettez pas votre enfant dans une position qu'il ne sait prendre encore lui-même, cela le rend très dépendant, provoque des crispations et condamne à la passivité certaine partie de son corps. Une liberté de mouvement lui permet d'agir spontanément, de découvrir pleinement son corps et d'explorer son environnement.

Partagez des jeux et offrez des temps de jeu libre. N'oubliez pas l'ennui, indispensable moment qui libère l'imaginaire, éveille la créativité, consolide la mémoire et apprend aux plus grands à être seul.

Et lorsque l'enfant n'est pas en danger, laissez-le se débrouiller seul. Cela renforce sa volonté, la confiance en soi et lui permet de trouver ses propres solutions, de connaître ses limites et de faire des choix. Choisir c'est renoncer, c'est faire face aux frustrations, aux obstacles... c'est faire face à la vie !

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Offrez une alimentation équilibrée, une hydratation régulière, une routine de sommeil cohérente, de l'activité physique.   

Valorisez ses compétences, donner du temps, de l'attention positive (on remarque et valorise moins les attitudes positives de l'enfant parce qu'on les considère comme allant de soi!), éveillez sa curiosité, encouragez ses pôles d'intérêts et laissez-le libre d'expérimenter le monde dans le respect d'un cadre convenu.

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L'estime de soi est le plus grand héritage à donner à un enfant (A.Deroo)

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Eduquer à la responsabilité ou... ne pas vouloir être obéi

Ne pas écouter un enfant, ne pas répondre à ses demandes, le faire taire : c'est facile. Mais n'oublions pas que face à une menace, si un humain ne peut ni fuir, ni lutter ni trouver refuge auprès d'une personne de soutien, alors il fait l'expérience de la soumission (génératrice de stress intense).

Quand un parent a grandi ainsi, il continue parfois de croire que se faire obéir par les punitions et autres fessées est nécessaire.

Mais... une fessée, une tape sur la main, un tirage d'oreille, une comparaison méprisante, une phrase menaçante ou blessante, ça fait mal, ça banalise la violence et conduit l'enfant à obéir aveuglément, à taire sa propre identité. C'est finalement lui apprendre que les conflits se règlent par la violence, que la domination et les rapports de force sont incontournables. Et puis, ça abîme la confiance dans la capacité du parent à prendre soin... 

Comment s'éloigner de ces pratiques? Le cerveau est neuroplastique : il est capable de créer de nouveaux chemins neuronaux en s'entraînant. Alors, entraînons-nous à fonctionner différemment et apprenons ainsi aux enfants à ne pas exiger, imposer, menacer, taper, harceler, détruire... Quelques pistes pour mieux comprendre nos réactions :

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Ce sont nos propres peurs qui déclenchent nos réactions impulsives (la peur d'échouer, la peur du regard des autres, la peur d'être en retard...)

Reconnaissons-les pour ne pas nous laisser mener par elles dans la relation à nos enfants.

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Ce sont souvent nos attitudes qui déclenchent les comportements que l'on ne supporte pas. 

                                                   En pensant que l'enfant a des intentions négatives ""quel comédien!", il le fait exprès", "c'est un caprice". Les plus petites violences émanent d'un mode de pensée qui attribue la cause à l'adversaire !

                                                           En reprochant à l'enfant de ne pas se comporter en adulte. Gardez en mémoire que le cerveau "qui réfléchit" n'est pas assez développé chez l'enfant pour lui permettre de réguler ses émotions et ses comportements impulsifs ou percevoir les conséquences de ses actes : l'adulte sert en quelque sorte de cerveau de secours car LUI est en mesure de faire appel à la raison, mettre des mots sur les ressentis, verbaliser les émotions, prendre du recul et trouver des solutions pour résoudre un conflit/une difficulté... Ainsi, si les attentes parentales ne sont pas réalistes, l'enfant est en détresse, il ne comprend pas, son système nerveux est surchargé : cris, colère et pleurs inexpliqués l'envahissent.

                                                          En demandant plutôt à l'enfant ce que vous voulez plutôt que ce que vous ne voulez pas (les consignes négatives, donnent beaucoup de difficulté au cerveau. Essayez : NE pensez PAS à une girafe bleue... Difficile non?

 

Ce sont les punitions, chantages, menaces, contraintes, ordres qui favorisent la transgression et les rapports de force. 

                                                  Etablir des règles de vie, formuler des demandes qui favorisent la coopération, ce n'est pas lui passer tout !

"J'accepte ton émotion (la colère par exemple est réparatrice car elle permet de décharger le stress) mais je refuse le comportement que tu as eu.  

Je peux te suggérer un autre comportement ou chercher avec toi une attitude acceptable."

Les punitions ne responsabilisent pas, elles ne sont pas le moteur à un changement de comportement. Donner à réfléchir, c'est responsabiliser, c'est amener l'enfant à accepter de n'être pas tout sans pour autant être rien.

 

L'autorité est d'abord une autorisation celle de donner à l'enfant des outils de liberté pour ETRE.

Eduquer un enfant c'est s'élever pour se mettre à sa hauteur.

 

Une relation de confiance

réciproque 

parent/enfant 

Un enfant accepte volontiers d'être guidé

lorsqu'il a foncièrement confiance

en celui qui le guide.

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Considérer son enfant

comme un invité

Dans cette situation, si c'était un invité, comment je réagirais ?

Ou bien... si c'était moi, comment j'aimerais que les autres réagissent?

Par exemple, mon enfant peut dire NON à ma demande, je l'accepte sans prendre ce refus comme un affront personnel (si tel est le cas, j'identifie quel comportement cela déclenche en moi ce qui évite à mon enfant d'être grondé non pour ce qu'il a fait ou pas fait mais en fonction de MA difficulté précisément mise à jour!)

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Montrer l'exemple

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Avez-vous observé un enfant lorsqu'il se trouve confronté à une difficulté ou lorsqu'il a un doute? Il regarde l'adulte qui l'accompagne pour voir ce qu'il en dit, mais aussi pour voir son comportement, afin d'apprendre ce qu'il doit ressentir et comment réagir (il est à noter que le cerveau retient mieux la posture et gestuelle que les mots : une autorité passe mieux par une attitude calme..). Dire "arrête de crier" en hurlant, donner une fessée pour faire comprendre à un enfant qu'il est interdit de taper, passer des heures devant un écran, manger en dehors des repas...

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L'exemple n'est pas la meilleure façon d'éduquer,

c'est la seule ! 

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Expliquer à l'enfant ce qui le concerne  Répondre à ses questionnements

Ignorer ou nier les propos et ressentis de l'enfant c'est lui faire comprendre qu'il n'a pas le droit de se comporter et d'éprouver ce qu'il est. C'est souvent lui demander de se conformer à un comportement "convenable".

"Ne sens pas ce que tu sens, cache tes émotions, montre-toi bien, c'est plus important que ce que tu es, ressens"

A.Deroo

Recevoir une explication donne du sens à ce que l'on vit, à ce que l'on ressent et ça permet petit à petit de comprendre comment fonctionne le monde : c'est mieux pour y prendre une place, SA place.

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Se sentir reconnu, respecté, considéré, c'est essentiel !

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