Pour un parent ou futur parent,
avoir des doutes, rencontrer des difficultés, se questionner ou demander de l'aide n'est pas simple parce que...
Pourtant...
Avant même la conception et durant la grossesse, les questionnements sont nombreux : Pourquoi fait-on des enfants? Qu'y a t'il derrière ce désir d'enfant? Comment vais-je vivre cette grossesse, cet autre à l'intérieur de moi, cette période 2 en 1? Saurais-je faire entendre mes choix (accouchement, allaitement...)? Serais-je capable de prendre soin d'un bébé ?
Ensuite, connaître les respirations efficaces et quelques données théoriques autour de l'accouchement ne lèvent pas toutes les peurs.
La période périnatale est une phase de grande agitation émotionnelle dite de "transparence psychique". Et pour cause! C'est un bouleversement physiologique, une crise identitaire : être ENFANT DE et devenir PARENT DE, être FEMME/HOMME et devenir MERE/PERE, être COUPLE CONJUGAL et devenir COUPLE PARENTAL.
A cela s'ajoute d'autres mouvements: l'arrivée d'un enfant amène le futur parent à s'identifier au parent qu'il a eu (le 1er modèle), à s'identifier à l'enfant qu'il était puis à s'identifier au bébé attendu. Des allers et venues d'une génération à une autre qui soulèvent nombre de questionnements.
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Entrer dans la parentalité en douceur, c'est mieux!

Quelques jours après la naissance, les parents quittent la maternité sans mode d'emploi (il n'y en a pas!). Il est déstabilisant de découvrir combien l'attention et les soins nécessaires à un bébé sont exigeants : un nouveau-né n’a pas d’horaire, ne mesure pas l’état de fatigue des personnes qui s’en occupent, émet des signaux qu’il faut apprendre à déchiffrer (la faim, la soif, trop chaud, trop froid, besoin de contact, d’être rassuré, inconfort, tension accumulée...).
Les besoins sont impérieux. Et plus les enfants sont petits, moins ils sont en mesure de comprendre et de supporter l'attente. Ainsi, toute l'énergie, les pensées et l'emploi du temps du parent tournent autour de l'enfant. N'est-ce pas épuisant?
Le besoin d’échanger, être entendu, reconnu, de recevoir de l’attention et de la compréhension est essentiel. Notre société sait dire quels sont les besoins des enfants mais propose trop peu de soutien et d'accompagnement aux parents qui sont justement en première ligne pour répondre à ces besoins. Et... nous l'avons tous expérimentés : nos états émotionnels (excitation, impatience, fatigue, stress, humeur...) modifient notre sensibilité aux besoins des autres!
Le 1er facteur de bien-être d'un enfant c'est le bien-être de celui qui s'en occupe. Prendre soin d'un parent, écouter ce qu'il vit, c'est ce qui lui permettra, à son tour, de prendre soin (créer un lien, materner, trouver sa place) et d'être pleinement à l'écoute de son bébé.
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Un parent mérite autant d'attention qu'un bébé
parce que lui aussi vient juste de naître.
Au 3 mois, 6 mois, 1 an, 9 ans ou 13 ans de l’enfant, qu’il s’agisse du 1er ou 3ème de la famille... des questions surgissent.
Comme il y a plusieurs façons de regarder un problème ou une difficulté, il y a toujours plusieurs façons d'y répondre. Les réponses toutes faîtes s'adressent à tout le monde, recevoir un soutien nuancé qui tient compte de SA situation, c'est tellement plus adapté!
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Echanger autour de ce qui fonctionne, ce qui ne marche pas, ce que vous avez tenté, expérimenté, vos interrogations, vos doutes c'est primordial.
Verbaliser l'émotion ressentie permet de baisser la température émotionnelle !
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Mes outils privilégiés!
La marelle parentale
Ecoute empathique soutenante
Méta position
Le hamac
GRANDIR
ce n'est pas QUE pour les enfants !
Laisser couler ses larmes, sortir sa colère, dire ses peurs, ses angoisses, exprimer une peine, et repartir plus confiant.
- Et toi, qu'est-ce que tu prends pour aller mieux ?
- Je prends de la distance.
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La chaise : ennemie de nos dos fatigués, meurtris et tordus.
Et si on s'installait différemment ?